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du 13/09/2012 au 22/09/2012

Christos Anesti  – Lucas Grisinelli

Exposition organisée dans le cadre du Quarks Festival (sur une proposition de Mathieu Courbier)

Pâques est la fête la plus importante de l’année, les célébrations orthodoxes durent une semaine sur l’île. Le soir il y a des processions le long du port, le régime alimentaire est modifié et la viande prohibé jusqu’au dimanche.

L’île est rocailleuse et puisqu’il n’est pas possible de faire des cultures ; depuis longtemps la population de l’île à été habituée à travailler dur pour gagner sa vie. Pêcheurs d’éponges de tradition, durant l’année les hommes harnachés de leur scaphandre ramassent dans les fonds marins d’une île avoisinante des ogives militaire qu’ils désossent pour fabriquer de la dynamite artisanale.

Sans distinction d’âge ou sociale les hommes se retrouvent le dimanche sur la falaise qui domine l’île, par petits groupes ils étalent leur pans de mastic pour être prêts en fin d’après midi.

Les grecs sur cette île sont le peuple le plus gentil et généreux que je connaisse. Les personnes que j’ai rencontré la haut bien qu’abrupt de prime abord n’échappent pas a cette règle. on se salut en disant «christos anesti». Une fois ma présence acceptée plusieurs personnes sont spontanément venu m’offrir un café soluble et du méchoui d’agneau familial. Certains, notamment ceux à qui j’avais parlé plus tôt dans la semaine et des personnes impliquées dans la vie de la cité portent des cagoules.

La fête est tolérée par tout le monde même par la police particulièrement parce qu’elle nourrit une certaine anxiété à venir s’opposer à des protagonistes armés de dynamite. Les explosions durent de 17 heures à minuit. Où que vous soyez sur l’île votre corps entier résonne et certaines vitres des maisons avoisinantes de la montagne se brise. Durant la célébration une sensation mélangeant adrénaline et sérénité se dégage.

Si les terres sont officiellement grecques, les îles dodecaneses sont un sujet de tension avec la Turquie. Une histoire qui se répètent beaucoup raconte qu’il y’a 30 ans un homme est allé sur une île neutre de 500m2 pour y placer un drapeau grec, il s’est fait tiré dessus par les turcs.

Depuis si les gouvernements pratiquent le statut plus ou moins quo on assiste a une montée nationalistes sur les zones mitoyennes.Un message subtil qui semble dire à ceux qui seraient pavés de mauvaises intention : “Venez seulement nous sommes prêts !”

Lucas Grisinelli

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