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LE MIRADOR DE LA DUCHESSE.

Une exposition de Pierrick et Bernard, visible du 21 février au 07 mars 2015

Commissariat de Karim B

Vernissage en concert le vendredi 20 février – Composition et enregistrement du morceau ‘I heard’ de LA DUCHESS (néo-garage/punk/yéyéyé-bouboubou)

 

PIERRICK ET BERNARD – Une loquacité de l’exposition.

Lorsque l’on cherche à définir Pierrick et Bernard, on se trouve tout d’abord à faire la liste de ce qu’ils ne sont pas. Ainsi, et comme ils le disent, ils ne sont pas tout à fait un « duo d’artistes vivants travaillant main dans la main ». Ils ne sont pas non plus un groupe ou un collectif d’artistes créant un espace où devraient se confronter les idées. Ils ne sont même pas un label ou un studio et encore moins une marque déposée. Si leur nombre n’est pas précisé, il est induit par leur intitulé, vraisemblablement deux, sans toutefois pouvoir être vérifié.

À cela, j’ajouterai qu’ils ne sont pas un seul et même artiste car c’est bel et bien dans la cohabitation et la collaboration que leurs propositions émergent. Car Pierrick et Bernard se caractériseraient plutôt comme une combinaison relevant d’un rapprochement occasionnel.

Si nous ne pouvons pas en comprendre plus via leur nom ou les informations existantes, c’est qu’il nous faut observer leur production. Leur activité artistique repose sur la proposition d’installations inédites constituées de l’adjonction de pièces déjà réalisées individuellement et montrées dans des contextes monographiques. Pour ne donner qu’un seul exemple, lors de ▲(Autre curiosité) à la Galerie Tator de Lyon, Pierrick montrait sa série Module, des architectures de résine installées sur des plaques de béton tandis que Bernard exposait une curieuse masse de mousse polyuréthane éclairée par des néons qu’il nommait Planète rectangulaire. Pour Le Mirador de la Duchesse, les plaques de béton de Pierrick, libérées des architectures, deviennent une sorte de lapiaz sur lequel s’installe une structure tubulaire en bois construite par Bernard et nommée La forme simple.

En piochant ainsi dans leurs projets respectifs, et en articulant leurs travaux au cours de temps de monstrations communs, ils cherchent à désacraliser l’œuvre et à déposséder l’auteur de sa pièce.

Comme le montrait ▲(Autre curiosité), et aujourd’hui Le Mirador de la Duchesse, leurs pièces communes utilisent l’esthétique de la maquette marquant ainsi un état d’avancement du projet et non sa finalité. Ces objets de recherche par excellence sont le moyen le plus fiable pour laisser la proposition dans un entre-deux, entre l’œuvre et le dessin préparatoire, entre le produit fini et la matière en attente de production, entre l’artiste et le commissaire d’exposition, entre Pierrick l’expérimentateur et Bernard le spirituel à moins que ce ne soit l’inverse.

Dès lors, avançant masqués, utilisant des titres poético-mutiques, et ne répondant que très peu aux demandes d’interviews, seul un témoignage précise qu’ils circulaient à cyclomoteur le 29 octobre à proximité de l’intersection formée par le chemin départemental n°69 et le chemin communal n°14. Mais encore une fois, les coordonnées GPS restant floues et les informations imprécises, le mystère s’épaissit et l’identification reste impossible. Enfin, en laissant persister une vague ressemblance et ce, même dans la voix, Pierrick et Bernard sont et resteront Pierrick et Bernard dont seules les expositions sont loquaces.

Karim, Février 2015.

www.emilienadage.fr

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